Pourquoi ?

Pourquoi avoir créé une association de défense des intérêts des détenteurs de certificats et lancé une action collective ?

Parce que de nombreuses personnes, de bonne foi, ont fait confiance à la banque sans trop s’alarmer. Jusqu’au jour où elles se sont rendues comptes qu’entre le cours d’avant crise (84 €) et celui d’aujourd’hui sur Euronext, il y a une sacrée marge. Et à partir du moment où elles ont tenté de comprendre quelque chose à l’affaire (*), elles ont été complètement perdues. Les discours de la banque et la matière technique n’ayant rien arrangé.

Si vous détenez des certificats, il est probable que vous émettiez des doutes quant à la gestion de cette problématique par le management depuis mars 2020, période avant laquelle la cotation en interne sur base de la valeur comptable vous avait donné pleinement satisfaction. Celle-ci s’est envolée vers d’autres cieux en même temps qu’a grandi votre perte de confiance en une institution que vous aviez choisie pour les valeurs qu’elle défendait. Bref, la moins-value fait mal, qu’elle soit financière ou éthique !

Après nous avoir répété d’autorité que l’ancien système de cotation n’était plus valable, et après de multiples rebondissements aussi fallacieux qu’ineptes, la banque a affirmé sans sourciller que la solution de la cotation boursière via un MTF (Captin) était la meilleure pour les détenteurs de certificats, avant de changer d’optique pour privilégier Euronext. Indépendamment de l’inadéquation de celle-ci au modèle fondamental de Triodos en tant que banque durable, chose qu’elle a elle-même clamé haut et fort à plusieurs reprises, on veut désormais nous faire croire que la cotation sur la bourse européenne est le meilleur choix. Face aux errements du management largement documentés sur ce site, nous avons estimés qu’il n’était plus possible de faire confiance à ceux qui s’évertuent à nous mettre dans la panade.

C’est la raison pour laquelle, au regard du credo Triodos “Je peux faire des erreur, mais je n’ai jamais tort“, nous avons avons lancé une action collective en justice. Elle suit actuellement un calendrier qui devrait la voir aboutir en 2027. Cette action nous a été reprochée au prétexte qu’elle pouvait nuire au processus de rétablissement de la banque. D’autres ont déjà tenu ce type de discours, Neville Chamberlain le premier : mauvais choix ! Bien évidemment, nous aurions préféré une prise en main satisfaisante du problème, par un management compréhensif, compétent et responsable. Que faire lorsque ces adjectifs ne répondent pas à l’appel du jour, de la veille et du lendemain ? Pour peu qu’on s’arme de courage, poser la question, c’est forcément y répondre.

(*) Pour comprendre cet enchaînement d’évènements, lisez le rapport “Domino-party“.

Bernard Poncé, animateur

Bernard Poncé, animateur du Trioforum