Comprendre ?

Le 24 mars 2017, la banque publiait sur son site l’article “Comprendre”, lequel épinglait sept questions / réponses censées définir son projet. Nous vous en livrons les deux premières, qui nous concerne au premier chef.

Cliquez ici pour télécharger l’extrait de l’article.

Les membres apprécieront le changement de cap opéré par la banque depuis. Comme par exemple vis-àvis de cette profession de foi :

La Banque Triodos considère qu’il est particulièrement important de protéger sa mission et son identité. C’est la raison pour laquelle toutes les actions de la Banque Triodos sont logées dans une fondation, la Stichting Administratiekantoor Aandelen Triodos (SAAT), qui, à son tour, émet des certificats d’actions auxquels peuvent souscrire les particuliers et les institutions, avec la garantie qu’aucun d’entre eux ne pourra jamais posséder plus de 10% du capital total et de la SAAT.

Dans la même idée, on relira avec attention le texte que nous avons publié le 01/11/25 sur ce site. On peut e.a. y lire le commentaire suivant qui relate un échange de courrier entre le VEB (association d’investisseurs) et Triodos :

VEB : Aucune autre banque néerlandaise n’a suspendu la négociation d’actions ou de certificats. Cela s’explique principalement par le fait que Triodos agit elle-même en tant que contrepartie. Êtes-vous prêt à revoir votre structure patrimoniale afin que les investisseurs puissent également négocier les certificats en bourse ?


Triodos : Depuis sa création, Triodos Bank a opté pour un système de négociation qui correspond à la valeur nette d’inventaire de la banque. Ce système favorise une formation stable des prix et empêche les transactions à court terme (spéculatives). Une cotation sur un marché réglementé n’est pas conforme à ces principes.


Et en même temps, des contacts étaient pris avec les plateformes MTF et très vraisemblablement déjà, avec Euronext. Le résultat ? Un graphique de cours désastreux comparé à l’évolution bancaire européenne. Il y a aujourd’hui une différence d’évolution de 58 % ! Et encore sommes-nous convaincus qu’un teneur de marché joue les Saint-Bernard en soutenant le cours dès que celui-ci s’approche un peu trop des 25 à 27 €. Que la banque ait besoin d’un souteneur ne nous étonne pas trop. Mais jusqu’à quand celui-ci acceptera-t-il de jouer les tôliers ?

Un changement de cap nécessaire

Vous comprendrez pourquoi nous ne pouvons plus cautionner le management et la banque en y laissant des investissements autres que les certificats, et cela au prétexte que nous ne ferions pas la part des choses. Des alternatives existent en Belgique, peut-être un peu moins prégnantes, mais nettement moins sensibles à l’hypocrisie latente développée par Triodos au fil des années.

Pendant longtemps, nous avons tenté de rester “neutre” en séparant l’affaire des certificats de celle de la gestion éthique de notre argent. Malheureusement, par ses actions récurrentes, la banque elle-même nous oblige à être plus en phase avec sa réalité et à ne pas donner l’illusion d’un blanc-seing aux décisions managériales qu’elle prend.

Chacun pensera bien évidemment ce qu’il voudra, et agira en conséquence, mais force est de constater que rester dans une neutralité de bienséance n’est plus un choix possible.