Faites ce que je dis…

Un membre nous a signalé la récente parution d’un article du Financiëele dagblad paru ce 2 octobre à l’occasion de la sortie du livre “Dit is geen crisis” de Hans Stegeman, économiste en chef chez Triodos. Nous vous donnons ci-dessous quelques extraits traduits (Google et Deepl).

Nous y apprenons que L’entreprise technologique Bosch, détenue presque entièrement par une fondation, constitue également un exemple. Les actionnaires n’ont pas leur mot à dire sur les bénéfices et l’entreprise ne peut pas être vendue. La fondation veille au respect de la mission de l’entreprise. Cela vous fait-il penser à quelque chose ?

Plus loin, le journaliste pose la question : Vous êtes partisan d’autres formes de propriété, telles que la coopérative. Mais dans votre livre, vous affirmez également que si celles-ci connaissent le succès, les pouvoirs publics doivent interdire leur vente à un acteur du marché. Ce à quoi notre ami Hans répond : Il faut laisser une place aux coopératives et aux communautés. Et on ne veut pas que le marché prenne toujours le dessus, car cela revient toujours à une question d’intérêts financiers. Une économie de marché, c’est une question d’argent.

La discussion porte sur Triodos elle-même. Fondée pour financer des investissements à rendement social, la banque se présente comme « l’une des banques les plus durables au monde ». Mais depuis l’année dernière, elle est cotée en bourse – le symbole même du capitalisme. Grâce à cette introduction en bourse, les détenteurs de certificats de la banque peuvent désormais négocier leurs titres sur la place boursière, alors que leur négociation interne avait été suspendue auparavant en raison d’une forte baisse de valeur.

« Je pourrais vous raconter une très belle histoire à ce sujet, mais c’est en quelque sorte la conséquence du système dans lequel nous évoluons », explique M. Stegeman à ce propos. « Je pense que, à notre manière, nous agissons toujours de façon plus durable dans ce système que d’autres banques. Pour Triodos, l’impact restera toujours une priorité. Cependant, nous sommes désormais cotés en bourse, ce qui implique que nous devons gagner en efficacité. Par conséquent, nous faisons de plus en plus ce que font les autres banques. »

« Si l’on veut pouvoir faire les choses différemment dans le système actuel, cela implique de disposer, d’une manière ou d’une autre, de la liberté d’action nécessaire pour dire : “Bon, nous pouvons accepter un rendement moindre, faire d’autres choses.” Cela devient plus difficile lorsque l’on est coté en bourse. Les incitations à la création de valeur pour les actionnaires sont alors plus fortes. Si l’on souhaite mettre d’autres valeurs au centre de ses préoccupations, c’est extrêmement difficile. »

Bref, vous l’aurez compris, nous avons ici l’exemple flagrant du culot à la mode Triodos. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

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