Dans sa newsletter du 12 mars 26, la SCTB est revenue sur quatre points dont deux méritent une attention plus soutenue.
1. Et maintenant, une page de publicité
La Fondation insiste sur l’offre de BUX, société de courtage qui permet, comme bien d’autres, de négocier les certificats Triodos. Elle propose ici des conditions a priori avantageuses. Elles doivent l’être puisque, nous dit la SCTB, cette offre a rencontré un fort succès avec 500 ouvertures de compte. Il est vrai que 500 clients en plus, c’est pas mal quand on est du métier. Mais on parle de 1,16 % des détenteurs. C’est moi, ou la notion de succès ne passe pas la frontière de la même manière ?
Outre le fait que cette information laissera les non-résidents hollandais assez frais, on se demande s’il faut encore s’étonner de la vitalité que met la SCTB à jouer pour son maître les Hogier, Lahire, Lancelot et autres Hector. On se doute que la justification d’un tel empressement est bancale. Du fait que de nombreux détenteurs n’ont pas fait le pas du transfert, non seulement ils ne peuvent pas négocier, mais en plus, cela gêne le bon fonctionnement du marché. Ha !, les vilains !
Mes bons amis Eindhovenois apprendront que ne pas savoir négocier quand on n’a pas ouvert de compte-titres est non seulement une lapalissade, mais aussi à mon avis, une volonté. Et celle-ci, par le nombre de ceux qui ne bougent pas montre combien l’empressement de faire coter le certificat ne répondait absolument pas à une demande des détenteurs. Car notre question de 2024 reste d’actualité : où sont les vendeurs ? On nous les a présentés comme la nuée de sauterelles en Égypte en 2020 et qu’a-t-on vu ? Rien !
Par contre, que le marché soit moribond, ça, ça gêne la Fondation. Mais sérieusement, qu’est-ce que ça peut lui faire ? Le marché n’est-il pas le reflet de la pensée capitaliste pure et dure des détenteurs ? Hé bien, s’ils n’en veulent pas, ne les forcez pas à en prendre le chemin et gardez votre marché pour vous. Vous avez tout fait pour valider cette ineptie de cotation sur Euronext, bon appétit ! Le plat du jour est à 28 €, voilà qui n’est pas cher…
Maintenant, si l’on me dit qu’un marché plus actif et avec une cotation plus sympathique arrangerait les affaires de Triodos, ça, je veux bien le croire. Et du coup, que la SCTB ne vienne pas s’étonner qu’on puisse penser qu’elle a reçu un petit coup de fil de sa maman. Parce que quand même, à force de pousser bobonne sur le devant de la scène, certains pourraient bien y trouver à redire. On les comprend.
2. Enquête
Il semble que plusieurs centaines de détenteurs dont nous ne connaissons ni le nombre ni la nationalité se soient manifestés pour répondre à l’enquête de la Fondation. Ce questionnaire vise à savoir si la transformation de la structure initiale en association pourrait rencontrer un certain enthousiasme.
Cette précaution avant mise en route potentielle me semble une bonne idée. Parce qu’il n’est absolument pas sûr qu’elle rencontre du succès. Et pour cause : tout est joué et la plupart des détenteurs n’ont plus qu’une confiance franchement limitée en la banque, pour ne pas dire autre chose. Et sans doute, malgré une ou deux mentions dans la présentation du projet, on ne peut pas dire qu’il y ait un enthousiasme flagrant à amener les Belges, les Espagnols et les Anglais autour de la table. Nous sommes plutôt d’avis qu’en ce qui nous concerne, nous ne sommes pas les bienvenus et il nous étonnerait fort que la banque voie cela d’un bon oeil. À raison, car il ne nous plait guère de nous balader en slip aux assemblées générales.
Enfin, si vous avez envie de donner votre avis, vous pouvez le faire en cliquant ici. Date limite indiquée : 16 mars.